Travailler pendant ses études

Publié le par lauriane-ide

Mon premier stage en école d'infirmière en avril 2008 était dans un EHPAD (Etablissement d'Hebergement pour Personnes Agées Dépendantes) à Angers, juste à côté de là où nous habitions alors. Il s'est si bien passé que j'ai tout de suite accepté la proposition qui m'était faite de travailler là-bas un week-end sur trois.

Depuis avril 2008, je travaille donc 1 week-end sur 3 (à quelques week-ends près) pour un salaire au départ de 150€ environ et maintenant de 170€ environ par week-end. Un jour férié est payé comme un dimanche, à savoir environ 100 euros. Cela permet d'avoir un salaire sympathique pour un ou deux week-ends par mois.

Pendant nos études, lorsque nous sommes en stage, nous effectuons très peu de week-ends et de jours fériés (certains n'en ont jamais, d'autres un peu plus selon les stages qu'ils ont) et je trouve ça dommage car cela ne nous prépare pas assez à notre future vie professionnelle où les dimanches et les jours fériés n'ont que très peu de signification. Les services nous disent de profiter de nos jours de repos hebdomadaires tant que nous ne sommes pas diplômés. Un travail (notamment dans notre futur milieu d'exercice) permet de commencer à prendre sur soi lorsqu'on loupe des fêtes de famille ou des week-ends en amoureux ou avec ses copines. Au début, c'est vraiment très difficile d'être bloqué mais finalement on s'y fait !
Le plus difficile n'est pas de sacrifier ses week-ends mais finalement de suivre un rythme intense qui peut nous faire enchaîner au moins deux semaines et un week-end sans repos. Nous travaillons plus que le personnel qui a des repos compensateurs en semaine quand un week-end est travaillé.

Ceci est un ressenti personnel et chacun vit bien-sûr les choses à sa façon. En première année, je n'ai pas eu de mal à enchaîner les week-ends même si cela me paraissait plus simple lorsque j'étais en cours que lorsque j'étais en stage. Après une période d'adaptation de 3 week-ends environ, j'ai trouvé ça très agréable et en plus il était très plaisant d'avoir une jolie petite somme à la fin du mois. De plus, cela me familiaraisait avec les personnes âgées, les toilettes, le côté intime du travail de soignant, le travail en équipe, les horaires décalés.
Depuis que je suis rentrée en 2ème année (février 2009), j'ai enchaîné beaucoup de stages et de week-ends, la pression est plus forte, les évaluations plus intenses et j'avoue que plus ça va, plus c'est difficile de récupérer.

Un exemple : le week-end dernier (6-7 sept) je travaillais à l'EHPAD, le week-end d'avant (29-30 août) j'étais en stage et j'ai fini de nuit le dimanche matin à 7H après avoir fait plusieurs nuits, le week-end d'avant (22-23 août) j'étais en famille pour le baptême de ma nièce ce qui n'est pas fondamentalement reposant et le week-end précédant, je travaillais à l'EHPAD (15-16 août). Cela fait finalement 4 week-ends que je n'ai pas pu me reposer et profiter un peu des beaux jours ou de mon canapé. Alors vivement le week-end prochain car celui-ci est pour le moment libre sur mon agenda !

J'ai commencé à réfléchir à ce travail, ses points positifs et négatifs au début de l'année 2009. Aujourd'hui, à la moitié de ma seconde année à l'IFSI, je me rends compte que cette situation ne va pas pouvoir continuer longtemps aussi bien pour mon travail scolaire que pour ma santé. J'ai quasiment pris la décision d'arrêter à la fin de l'année 2009 même si cette décision m'attrise, aussi bien au niveau financier (et oui, je ne fais pas ça que pour le plaisir !) que parce que je me suis attachée à mon équipe (même si les débuts furent laborieux !) et aux résidents !
Lorsque j'ai signé, j'avais promis à mes parents d'arrêter lorsque je ne me sentirais plus capable. Je crois que ce jour est arrivé...

Publié dans Ma scolarité

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virimage 08/09/2009

Allez il est temps de se reposer, mais il faut manger quand même, et pour ça il faut des euros.
bon courage c'est un beau metier