Faits marquants...

Publié le par lauriane-ide

Pendant ces derniers jours de nuit, j'ai pu connaître des personnes ayant des histoires de vie différentes et des pathologies plus ou moins intéressantes. Leur point commun, c'est de m'avoir marqué !

Un SDF alcoolisé à 2 grammes et quelques a regardé d'un peu trop près le décolleté d'une fille passant dans la rue avec son copain. Résultat, il est arrivé aux urgences avec le visage écrasé à coups de rangers, à moitié inconscient, noyé dans ses selles et ses urines. Bien-sûr, tout le monde a eu peur qu'il y ait des lésions internes. Finalement, aucune hémorragie ni fracture de la colonne vertébrale. Le pire a été évité. Résultat, des fractures du nez et du massif facial ainsi que des plaies et des oedèmes partout sur le visage. Quand il s'est réveillé, il ne ressentait aucune douleur à cause ou grâce à l'alcool ingéré... 



Le même soir, un autre patient arrivé aux urgences par les pompiers pour alcoolisation sur la voie publique (5.85 grammes) n'a rien trouvé de mieux pour aller aux toilettes que de se déperfuser et ainsi de mettre du sang partout dans la salle où son brancard était installé... C'est vrai que l'alcool ne permet pas de comprendre qu'il suffit d'emmener son pied à perfusions !

Un ingénieur ayant subi quatre licenciements successifs et étant devenu un alcoolique chronique violent avec sa femme et ses deux enfants en bas âge, a été amené par 4 pompiers dans un état d'excitation, de violence physique et verbale assez important. Il a été mis sous contention sur un lit métallique assez lourd et il était tellement violent qu'il a réussi à déplacer son lit en sautant dedans. Nous avions même peur qu'il renverse complètement son lit... Il a quand même réussi à se maîtriser après beaucoup d'activité physique et une petite médication !



Une patiente arrivée pour douleurs dorsales avec lumbago depuis 3 jours est devenue hystérique quand j'ai essayé de lui poser un cathéter pour mettre des calmants en intraveineuse. Elle pleurait de douleur quand elle est arrivée et quand nous lui avons demandé d'évaluer sa douleur entre 0 et 10, elle pleurait et hurlait en criant 3 (douleur largement supportable). Je commence à poser le cathéter, elle commence à hurler que je lui fais mal, alors j'arrête d'avancer, elle crie toujours de la même manière et hurle que je lui fais plus mal que son mal de dos. Elle se met à hurler "qu'on me passe des calmants" et se met à cracher sur l'infirmière en lui disant que puisque c'est ça elle préfère souffrir chez elle. L'infirmière lui donne ses vêtements mais la patiente ne fait rien, commence à faire une crise de spasmophilie et nous dit qu'elle ne sent plus son bassin et ses mains commencent à se crisper. L'infirmière pense à une conversion hystérique, nous allons chercher l'IDE des urgences psychiatriques... Nous n'aurons pas la fin de l'histoire, la relève se fait à ce moment là !
C'est la première fois que je fais crier quelqu'un en piquant !

Une jeune fille de 17 ans a eu un accident de scooter en ayant voulu éviter un chevreuil. Elle a trois belles plaies... Une au genou, une à la hanche, une à la cheville. Pour les trois plaies, les chairs sont complètement déchiquetées et l'os est visible. Impressionnant...

Voilà pour le moment...

Publié dans Anecdotes

Commenter cet article

lulu 27/08/2009 10:45

j'aime bien le monsieur qui a réussi a bouger son lit!^^